Les Bourses européennes clôturent en baisse

Reuters

Publié le 23/02/2017 18:20

Mis à jour le 23/02/2017 18:30

Les Bourses européennes clôturent en baisse

(Reuters) - Les principales Bourses européennes ont clôturé en baisse jeudi au lendemain du pic de 14 mois touché par l'indice paneuropéen Stoxx 600, freinées notamment par les matières premières et les bancaires.

A Paris, le CAC 40 a terminé en baisse de 0,09% (4,59 points) à 4.891,29 points. Le Footsie britannique et le Dax allemand ont cédé tous les deux 0,42%. L'indice EuroStoxx 50 a lâché 0,16%, le FTSEurofirst 300 0,20% et le Stoxx 600 0,14%.

Au moment de la clôture en Europe, Wall Street, qui a ouvert sur de nouveaux records grâce à la hausse des cours du pétrole et la promesse renouvelée d'une vaste réforme fiscale aux Etats-Unis, était en légère hausse.

Les ressources de base ont lâché 1,48%, pâtissant notamment du recul du cours du cuivre. Rio Tinto (LON:RIO), Anglo American (LON:AAL) et ArcelorMittal (AS:ISPA) ont clôturé sur des pertes comprises entre 2,2% et 5,5%.

En repli de 1,03%, les banques ont également pesé sur la tendance.

Les secteurs des télécoms, de l'immobilier et de l'énergie figurent eux parmi les plus fortes hausses, avec des gains respectifs de 0,72%, 0,43% et 0,32%.

En tête de l'EuroStoxx 50, Airbus (PA:AIR) a pris 3,52%, profitant d'un relèvement de recommandation de JPMorgan. Le groupe d'aérospatiale et de défense a par ailleurs demandé une réunion ministérielle européenne pour évoquer les derniers déboires de l'A400M, affirmant que sa propre viabilité était en jeu.

Bouygues (PA:BOUY) s'est adjugé 4,09%, la plus forte progression du CAC 40, à la faveur de ses résultats annuels en hausse.

En queue de peloton, Veolia a chuté de 5,78% après avoir dit se préparer à des "vents contraires" en 2017.

Technicolor (-6,95%) a inscrit la plus forte baisse du Stoxx 600 sous le coup d'un abaissement par le groupe de ses objectifs 2020.

Les indicateurs macroéconomiques du jour n'ont apparemment guère influencé la tendance. L'Office fédéral de la statistique allemand a confirmé ses estimations de la croissance du quatrième trimestre, à 0,4% contre 0,1% pour le trimestre précédent, et à 1,2% sur un an contre 1,5%.

Le moral des ménages allemands s'est quant à lui dégradé plus que prévu à l'approche du mois de mars.

En France, le climat des affaires est resté stable en février, se maintenant au-dessus de la normale.

Sur le marché des changes, l'euro, qui a nettement progressé mercredi à la suite du pacte entre François Bayrou et Emmanuel Macron, se stabilise autour de 1,0582 dollar.

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